Décembre 2019 – le mois de la magie

03/12/2019

Le dernier mois de l’année a toujours été empli de magie. Les Celtes et les Romains célébraient en effet déjà le solstice d’hiver, et la date à laquelle nous célébrons Noël aujourd’hui a apparemment été « volée » aux célébrations romaines organisées en l’honneur du solstice par les premiers Chrétiens.

Décembre est ainsi un mois où le sacré et le païen se mêlent, reflétant ainsi les origines lointaines de nos traditions contemporaines qui ont adaptées aux rites et célébrations chrétiennes à travers les siècles.

Nous vous souhaitons un joyeux Noël et une bonne année !
Profitez de vos vacances et de vos cadeaux avec votre famille et vos amis !

Gain de survie globale avec la double immunothérapie

Gain de survie globale avec la double immunothérapie

Par rapport à la chimiothérapie, le traitement de première ligne par nivolumab associé à l’ipilimumab a conduit à une plus longue durée de survie globale (SG) chez des patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules à un stade avancé, indépendamment du niveau d’expression de PD-L1. C’est ce que révèle une analyse secondaire de l’étude CheckMate 227

L’étude CheckMate 227 est une étude ouverte de phase III menée chez des patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) de stade IV. À leur entrée dans l’étude, les patients avec des niveaux d’expression de programmed death ligand 1 (PD-L1) ≥1% ont été assignés par randomisation avec un rapport 1:1:1  dans les groupes du nivolumab plus ipilimumab, du nivolumab seul, et de la chimiothérapie seule. Les patients avec des niveaux d’expression de PD-L1 <1% ont quant à eux été assignés par randomisation dans les groupes du nivolumab plus ipilimumab, du nivolumab plus chimiothérapie, et de la chimiothérapie seule. Le critère d’évaluation analysé était la survie globale (SG) sous nivolumab plus ipilimumab par rapport à la chimiothérapie.

 

Chez les patients avec des niveaux d’expression de PD-L1 ≥1%, la SG médiane était de 17,1 mois avec le nivolumab plus ipilimumab et de 14 mois avec la chimiothérapie (P=0,007), avec des taux de SG à 2 ans de respectivement 40,0 % et 32,8 %. Un bénéfice de SG a également été noté chez les patients avec des niveaux d’expression de PD-L1 <1%, avec une SG médiane de 17,2 mois sous nivolumab plus ipilimumab contre 12,2 mois pour la chimiothérapie. Dans l’ensemble de la population de l’étude, la SG médiane était de 17,1 mois pour le groupe du nivolumab plus ipilimumab contre 13,9 mois pour le groupe de la chimiothérapie.

 

La proportion de patients qui ont présenté des effets indésirables liés au traitement de grade 3 ou 4 dans la population globale était de 32,8 % sous nivolumab plus ipilimumab contre 36,0 % sous chimiothérapie. Selon les auteurs, les effets indésirables liés au traitement observés sous nivolumab plus ipilimumab ou sous la chimiothérapie correspondaient à ceux qui avaient été rapportés dans les études précédentes. Il convient de noter que leur incidence n’a pas augmenté dans le cadre d’une période de suivi plus longue.

 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31562796

 

Référence : Hellmann MD, Paz-Ares L, Bernabe Caro R, et al.  Nivolumab plus Ipilimumab in Advanced Non-Small-Cell Lung Cancer. N Engl J Med 2019. doi: 10.1056/NEJMoa1910231. [Epub ahead of print]

Comment écrire un excellent article scientifique

Comment écrire un excellent article scientifique

Partie 1. Cormac McCarthy, lauréat du prix Pulitzer et auteur de nombreuses nouvelles telles que No Country for Old Men, a mené de vastes travaux d’édition à bien pour de nombreux membres du corps professoral de l’Institut de Santa Fe (SFI), au Nouveau-Mexique. Durant l’hiver 2018, le biologiste théoricien Van Savage, qui était alors en congé sabbatique, a conduit des discussions animées avec McCarthy chaque semaine.

  1. McCarthy et V. Savage ont mené une collaboration intense afin de condenser les conseils rédactionnels de McCarthy en quelques énoncés courts. Ces conseils s’étant avérés très précieux pour nous, nous avons naturellement décidé de les partager avec nos lecteurs. Le principal conseil de McCarthy peut être résumé de la façon qui suit : restez simple tout en racontant une histoire cohérente et captivante. Ci-dessous, vous trouverez la première liste des principes de McCarthy.

 

  • Soyez minimaliste afin d’être clair. Pendant que vous écrivez, posez-vous les questions suivantes : Est-il possible de préserver le sens original de mon texte sans ce signe de ponctuation, ce mot, cette phrase, ce paragraphe ou même cette partie entière ? Supprimez les mots ou virgules superflus dès lors que cela est possible.
  • Décidez du thème ainsi que de deux ou trois points dont vous aimeriez que tous les lecteurs se souviennent. Ce thème et ces points constituent l’unique fil rouge tout au long de votre article.
  • Limitez chaque paragraphe à un unique message. Chaque paragraphe devrait traiter ce message en commençant par poser une question avant de progresser vers une idée et parfois, une réponse.
  • Vos phrases doivent rester courtes, leur construction doit être simple et directe. Les phrases concises et claires sont les mieux adaptées aux explications scientifiques. Limitez les propositions, les phrases composées et les mots de transition tels que « cependant » et « ainsi » afin que le lecteur puisse se concentrer sur le message principal.
  • Ne ralentissez pas le lecteur. Évitez les notes de bas page car elles interrompent le flux de pensée. Évitez le jargon ou le langage trop technique, et n’utilisez pas le même mot de façon répétée.

 

https://www.nature.com/articles/d41586-019-02918-5

Hémophilie : un mystère hématologique finalement résolu

Hémophilie : un mystère hématologique finalement résolu

Partie 3. Comme l’histoire de la « maladie royale » l’a montré, le sang peut changer l’histoire. Cela est maintenant bien établi. Cette maladie congénitale caractérisée par des hémorragies répétées et une déformation articulaire subséquente a été transmise au sein de la majorité des familles royales d’Europe au début du XXe siècle

La coupable : la reine Victoria d’Angleterre, l’Impératrice des Indes.

Ce trouble hémorragique héréditaire a été associé à des conséquences politiques considérables, la révolution bolchévique étant la plus significative. Comme aucun des descendants vivants de la reine Victoria n’est porteur de l’hémophilie, il a longtemps été impossible de déterminer la mutation causale exacte à l’origine de la maladie hémorragique.

 

Néanmoins, une tombe contenant les restes de la majore partie de la famille du Tsar Nicolas II a été découverte en 1991, et une seconde tombe a été identifiée en 2007. Au moyen de la technologie de communication la plus moderne et d’outils génétiques de pointe, les chercheurs russes et américains ont pu identifier chaque corps et obtenir le précieux matériel génétique du jeune tsar Alexis.

 

Avant d’être exécuté à l’âge de 14 ans, le jeune tsar a souffert de l’hémophilie B. S’appuyant sur les avancées majeures dans leurs domaines de recherche respectifs, les scientifiques ont précisément identifié la mutation du gène du facteur IX qui a apporté une telle détresse au sein des familles royales européennes.

Le maladie neurologique de Friedrich Nietzche

Le maladie neurologique de Friedrich Nietzche

Friedrich Nietzche a souffert d’épisodes sévères et récurrents de migraines depuis son enfance. À l’âge de 44 ans, il a souffert d’une dépression nerveuse qui a été suivie par un accident vasculaire cérébral. Une démence et une dépendance physique totale en ont résulté. Initialement, la démence du grand philosophe avait été attribuée à une infection neuro-syphilitique. Récemment, ce diagnostic a toutefois été passé au crible et fait l’objet de nouvelles discussions.

En 2008, une équipe de de chercheurs issus du département de neurologie de la faculté de médecine et de sciences sanitaires ainsi que du département allemand de la faculté d’arts et philosophie de l’Université de Gand, Belgique, a conduit des investigations approfondies en se basant sur des lettres originales de Nietzche, des descriptions de ses proches et de ses amis, ainsi que des écrits biographiques publiés dans des journaux médicaux.

 

Selon les résultats des équipes de recherche, Nietzche souffrait de migraines sans aura depuis l’enfance. Durant la seconde moitié de sa vie, il a souffert d’un trouble psychiatrique accompagné d’épisodes dépressifs. Au cours des dernières années de sa vie, Nietzche a présenté un déclin cognitif progressif qui a finalement conduit à une démence profonde et un accident vasculaire cérébral.

 

Selon les équipes de recherche belges, tous les signes et les symptômes de la maladie de Nietzche pourraient être attribués à une maladie décrite en tant qu’artériopathie cérébrale autosomique dominante avec infarctus sous-corticaux et leucoencéphalopathie (dominant arteriopathy with subcortical infarcts and leukoencephalopathy, [CADASIL]). Selon les experts, les preuves disponibles à ce jour sont insuffisantes pour venir étayer l’hypothèse selon laquelle la maladie de Nietzche aurait été causée par une neuro-syphilis.